L’High-Tech japonais deviendrait-il pas « Low-Tech » dans son propre pays ?

Le Japon est connu comme un pays à la pointe dans la conception des robots et des équipements de haute technologie. Ce pays est également qualifié de fou (au sens appréciatif dans l’High-Tech), car il est de loin le plus avancé dans l’innovation de l’industrie de la fabrication. Mais la réalité de la technologie dans les entreprises est étonnamment loin de cette image.

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Pour le monde entier, à moins de vivre dans une grotte, le Japon est LE pays de l’High-Tech par excellence. Pourtant, au milieu de toute cette technologie et cette robotisation, il est incroyable de trouver dans les bureaux des cassettes, des blocs papier avec des pots remplis de divers stylos et, au détour d’un couloir, une très nostalgique machine à fax qui est toujours autant appréciée dans les grandes sociétés internationales tel que Sony.

Les entreprises japonaises, par rapport aux entreprises étrangères, on mis en place un état « d’hibernation » dans l’acquisition de leur propre technologie de l’information et logiciel en retardant d’environ 5-10 ans l’équipement de leurs locaux, afin de toujours être en osmose avec le reste du monde.

Dans ce pays où l’on peux payer tous ses achats avec son mobile en guise en moyen de payement (paiement sans contact avec la technologie NFC), où son téléphone devient un billet ou un titre de transport (système e-billet/NFC donc plus besoin d’imprimer votre billet), où l’utilisation de Skype dans les bureaux des sociétés est chose courante, où tout est stocké sur le Cloud, et où la robotique accompagne la vie courante, vous serez surpris d’apprendre que les entreprises, et plus particulières les petites et moyennes à 97%, sont attachées à l’utilisation du fax avec un courrier manuscrit.

Toutefois, cela ne veut pas dire qu’elles sont anti-innovation ou ultra-conservatrice car les plus grosses sociétés japonaises mondiales, semblent également avoir laissé de côté la numérisation à outrance. En effet, celles-ci craignent d’être piratées ou de voir leurs données volées. Elles sont donc hésitantes vis à vis des outils de partage de l’information, des logiciels et leurs mises à jour ainsi que, dans certains secteurs ou services, à l’utilisation d’ordinateurs reliés au monde extérieur. Ils restent alors assez « vieille école » en préfèrent graver les données sur un disque ou rédiger des documents de manière manuscrite.

piratage

On se rend compte qu’à l’opposé, de l’autre côté du Pacifique, à la Silicon Valley au États-Unis, que les travailleurs américains et leurs sociétés, voient dans les nouvelles technologies, un outil de productivité phénoménal par sa rapidité et quasi sans limite. C’est même un Art à par entière !

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Robot humanoïde

La main de l’homme plutôt que le robot ? Les entreprises japonaises ont la ferme intention d’utiliser autant que possible la main plutôt que de la machine. Grâce a cette vision du travail et de la productivité, le taux de chômage au Japon a pu être maintenu à un niveau de 3,4% contre 22,9% au Etats-Unis (% de novembre 2015).

Même si le monde continue sa transition dans l’intelligence artificielle et la robotisation, car il devient évident qu’on ne pourra pour des raisons, économiques et concurrentiels, être en mesure d’endiguer la montée de l’automatisation. Mais les entreprises japonaises, apparemment, semblent essayer de conjurer le flux.

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